• Marine André

Petite-mort temporaire

Je n'ai pas su sentir battre ton coeur dans le silence,

Dans le blanc des pages qui ne tâchent rien de noir,

Alors, les frissons de nos encriers se sont évaporés.

Va, peur !

Va !

J’ai crié dedans moi. Tu as pleuré d’un oeil.

L’immonde s’est déversé et on a ri, en forts.

On a mouillé nos peaux de lambeaux de désir.

On a trouvé comment nous reculer la mort,

L'empreinte de nos charnels gravée en essoufflante surprise.

Va, peur !

Va !

Pourquoi partir, dites, oh, si on est pas confiants.

Il se faut faire hardi pour tout commencement;

L'amour est visionnaire, comme le sont les enfants,

Un peu plus à l'envers, mais tout aussi Caprice.

Prions qu’ils se retrouvent légers, amoureux comme jamais, d’absolu des instants.

Un pari de gouffre espace-temps.

Va, peur !

Va !

Le Monde, parfois, est étonnant.


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